LE BEL INDIFFERENT
 

Jean Cocteau

Attendre ... attendre toujours ... il y a de quoi devenir folle

Adaptation et mise en scène : Patricia  PIAZZA 

Avec Patricia PIAZZA et Rémi PICARD

Lumières : Charly THICOT 

Crédit photo : Däk 

Durée du spectacle : 1h10

Affiche Le Bel Indifferent TNO.jpg

L’action se déroule pendant les années 60, dans une chambre vétuste d’un hôtel parisien de seconde zone. 

Une lumière qui n’est pas sans rappeler celle de l’âge d’or du cinéma en noir et blanc, un décor sobre, au son d’une reprise de jazz du célèbre morceau «La vie en rose» d’Edith Piaf et un vinyle qui tourne sur un vieux tourne disque.

Andréa, une chanteuse des cabarets de la nuit, est éprise éperdument d’Emile, un cavaleur de boites de nuit, bourreau des cœurs presque malgré lui. Émile se détache de cette liaison, s’épuise entre l’alcool l’ennui, et la lassitude.

Le temps a accompli son œuvre d’usure dans ce couple qui ne tient plus que par l’amour désespéré qu’Andréa nourri pour son amant.

Un huit clos entre un homme et une femme qui ne se rejoignent plus.

Le désespoir de cette femme qui, anéantie par la douleur et la peur de l’abandon, est prête à tout accepter, quitte à se perdre elle même.

Un rythme lent où les mots résonnent entre les silences chargés de non-dit.

Puis l’accélération jusqu’à l’issue fatale de la rupture.

IMG_2296.JPG
IMG_2311.JPG

Articles de presse

En-tête 1

tu paris combien image.PNG

Piaf a joué cette pièce en 1940 au théâtre des Bouffes Parisiens. Plus que jamais d’actualité, Le Bel Indifférent est aujourd’hui magistralement interprété par Patricia Piazza et Rémi Picard au théâtre du Nord-Ouest.

L’interprétation de ces deux grands comédiens est remarquable, touchante, si émouvante et d’une grande justesse. La voix prête à se briser de Patricia Piazza transperce le cœur. Elle incarne avec tant d’élégance cette femme perdue, paumée, déchirée par l’indifférence de son homme. Cet homme qu’elle est en train de perdre prend les traits de Rémi Picard qui brille par sa présence longuement silencieuse et son charisme. Il interprète Emile avec énormément de talent. Il en fait un personnage aussi émouvant et tourmenté que celui d’Andréa.

Une mise en scène minutieuse

La mise en scène sobre et minutieuse colle à merveille au texte. Elle nous plonge dans l’ambiance des films en noir et blanc. Le téléphone, les bouteilles d’alcool, le tourne disque, et la Vie en rose de Piaf qui se laisse fredonner. Les passages du texte Le Menteur, (écrit également par Cocteau pour Jean Marais) viennent en écho aux scènes de jalousie ou plutôt aux appels de détresse d’Andréa.

Grâce à la performance exceptionnelle des comédiens, on ressort de ce spectacle chamboulé. Comme si nous avions regardé par le trou de la serrure de cette pauv’ chambre d’hôtel assistant impuissants à la dérive de ce couple. Il y a bien longtemps que je n’avais pas pris une telle claque au théâtre.


N’hésitez pas une seconde et foncez applaudir ces deux talentueux comédiens.

Retrouvez l'article complet à ce lien. 

Sabrina PENNIELLO - Tu Paris Combien

presse.PNG

J’ai été fascinée par la performance scénique et vocale de Patricia Piazza, qui est tout simplement époustouflante dans son rôle.

 

Elle parvient à habiter majestueusement son personnage, en exprimant le ressenti de cette femme, totalement dépendante de sa relation amoureuse. Comme on aimerait venir en aide à Andréa, lui dire qu’elle peut vivre sans lui ! Qu’on aimerait la sortir de cette relation qui la détruit psychologiquement ! Andréa est si vivante : elle n’est plus un simple personnage de fiction, mais une véritable personne qui se laisse consumer sous nos yeux. Le jeu de Patricia Piazza est si authentique qu’il en est bouleversant. 

Si cette pièce est adaptée de «Le Bel Indifférent», elle contient également des extraits de «Le Menteur», qui est un monologue écrit par Jean Cocteau. L’association des deux monologues est très intéressante, car ça permet de mieux comprendre ce qui se passe dans la tête d’Emile lorsqu’Andréa quitte la chambre après une énième dispute. On découvre alors un personnage torturé, perdu dans ses mensonges : parviendra-il à se ressaisir ? 

Le comédien Rémi Picard parvient à donner vie à un personnage complexe, tiraillé, qui ne sait plus vraiment comment s’extirper de cette situation. Il exprime alors son impuissance, sa détresse et sa prise de conscience… Parviendra-t-il à changer ?

Je ne peux que vous conseiller cette très belle sortie théâtrale, tant pour la qualité scénique des comédiens qui est remarquable, que pour les effets de lumières et sonores qui apportent beaucoup d’intensité à ce huis clos. La rupture est-elle inévitable ? Ce couple parviendra-il à se retrouver ? Où cette folie amoureuse va-t-elle les conduire ? Je ne vous dévoilerai pas la fin ! Par contre, je vous la recommande vivement d’aller découvrir cette très belle pièce !

Découvrez l'article complet ici. 

Nathalie BOUHIER - Le Petit Monde de NatieAk

le-bel-indifferent-theatre-paris-jean-cocteau.jpg

Magnifique Rencontre

Dès les premières minutes, le public est fasciné par la performance scénique et vocale de Patricia Piazza, elle est époustouflante dans son rôle, elle habite majestueusement son personnage, elle exprime parfaitement le ressenti de cette femme, totalement dépendante de sa relation amoureuse. 

Le comédien Rémi Picard donne vie à son personnage complexe, une belle rencontre, un personnage, un interprète aux multiples facettes, répertoire - classique et comédies contemporaines. 

En conclusion, je vous recommande très vivement ce spectacle, l’une des pépites de cette année. 

Yves CHEVALIER - Radio Fréquence Paris Plurielle

Initialement écrit pour Edith Piaf, ce drame psychologique met en scène un couple qui se déchire… 

Un huis clos remarquablement interprété par Patricia Piazza et Rémi Picard. 

Vous pouvez aller les applaudir tout le mois de juillet au Théâtre du Nord-Ouest. 

Allez-y ! Je suis sûre que vous aimerez aussi ! 

Béatrice LISE - Zénitude Profonde 

Nous sommes dans le Paris des années 60. Sur scène, deux présences qui sont d’abord vocales : l’une est une voix caverneuse d’homme, l’autre la voix nonchalante d’une parigote.

Interprété à l’origine par Edith Piaf, ce monologue de colère amoureuse écrit par Jean Cocteau s’est transformé sous la plume de Patricia Piazzi en un monologue à deux voix qui se succèdent et se font silence en présence de l’autre. Aucun dialogue possible.

L’interprète d’origine plane sur cette Andréa, avec ce quelque chose de typiquement parisien, de revêche mais aussi extrêmement sensible que l’on retrouve dans le jeu de Patricia Piazza et qui tranche avec la présence imposante mais fébrile de Rémi Picard figurant un Emile viril mais sur le fil.

Les deux comédiens nous offrent une interprétation vibrante et incarnée et l’on sent comme il est difficile pour eux de revenir parmi nous pendant les applaudissements. Un abandon remarquable au jeu et au sentiment vrai.

Si cette pièce en un acte de Cocteau n’est certes pas la plus gai, elle montre avec une féroce acuité la lente descente aux enfers de ces deux amants torturés par l’incapacité de se parler et de se sauver de leurs démons. Derrière les portes closes de certains foyers, ces personnages doivent probablement exister et cette idée est bouleversante.

Un moment touchant d’authenticité.

L'article entier à ce lien. 

Bénédicte SIX - La Nouvelle Claque